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Sylvia Véronique
Venue au patchwork il y a une dizaine d’années, Sylvia Véronique réalise aujourd’hui des tentures colorées et en relief mettant le plus souvent des personnages en scène.
Née dans une famille d’artistes peintres, Sylvia Véronique était sans doute prédestinée à une carrière artistique. Petite fille, elle est si douée que ses proches lui trouvent une fidèle ressemblance avec sa grande tante, peintre et brodeuse ayant fait les Beaux- Arts. En échec scolaire, elle brille en cours de peinture et de couture où elle excelle dans la réalisation de travaux personnels et créatifs. Se rêvant styliste-modéliste, elle devient finalement professeur des écoles en maternelle, sans que le besoin de créer ne la quitte.
Sylvia s’essaie au patchwork, d’abord traditionnel. Puis elle suit les stages de Sabine Le Gall du Tertre qui lui enseigne comment manier tissus et couleurs ou
d’Anne-Marie Bertrand qui mélange peinture et patchwork.
« J’ai vraiment aimé cette façon de procéder » raconte Sylvia, heureuse de concilier ainsi ses deux passions. Son amie Christine Moulin, animatrice de l’Atelier de patchwork de Palaiseau, l’encourage dans cette voie en « trouvant quelque chose d’éminemment personnel » à son travail.
Il y a 5 ans, Sylvia décide de passer à mi-temps pour se consacrer davantage à ses créations. Elle réalise un sandwich et matelasse ses ouvrages, mais s’affranchit de tout gabarit et n’utilise jamais de tissus patchwork. « Un jour, une amie m’a emmenée vider les poubelles d’un atelier qui fournissait des enseignes de tissus d’ameublement ! J’ai constitué mon stock ! » s’exclame Sylvia. Depuis
2 ans, elle réalise des personnages. Elle les dessine sur du carton à dessin puis les transfère sur un drap en coton et lin. Elle peint ensuite la silhouette avec de la peinture pour tissu, en marquant tous les reliefs du corps. Puis elle détermine sa palette de couleurs en choisissant ses tissus. Elle les coupe en bandes irrégulières, les assemble et les recoupe pour composer son tableau. Elle n’utilise jamais de tissus à motifs car elle réalise ceux-ci elle-même, à la peinture ou en broderie. Récemment, elle a utilisé des filets à légumes pour symboliser la récupération ou la pauvreté selon son sujet. Travaillant à la machine mais brodant et matelassant à la main, elle préfère parler de « tentures » pour désigner ses créations.
Sylvia s’inspire du monde qui l’entoure. En 2006, elle a apporté son soutien aux familles africaines du squat de Cachan où elle travaille. Son œuvre « Ndebelimage» rend ainsi hommage à la dignité des femmes africaines rencontrées. Dans la foulée, elle a créé un ouvrage représentant deux petits garçons sud-africains pour le concours 2009 du Carrefour Européen du Patchwork. Habitant à Anthony, Sylvia a bon espoir d’y exposer à la fin de l’année.
Elle sera aussi présente au Centre européen du patchwork et des étoffes de Sallèles d’Aude en 2011.
Pour contacter Sylvia : sylvia.veronique@wanadoo.fr
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